Editeur/Fabricant : Selenova
Période de production : 1960's
Circa : 1960
Pays de production : Italie
Matériaux : métal laqué noir et métal chromé ; fines tiges métalliques conductrices ; réflecteurs en matériau transparent cerclé de noir ; socle circulaire et boîtier d’alimentation/variateur en métal laqué, avec éléments chromés.
Dimensions : 170 x 240 x 150 cm
COL SM 01
Dessiné vers 1970 par Sergio Moscheni pour Selenova, le lampadaire Calle se distingue par une composition à la fois graphique et aérienne. Six longues tiges métalliques s’élèvent d’un socle circulaire noir et se déploient à différentes hauteurs, chacune terminée par un fin réflecteur évasé. L’ensemble évoque un bouquet abstrait, en référence aux arums suggérés par le nom du modèle.
Sa construction repose sur une association de métal peint et de métal chromé. Le socle et les logements cylindriques sont laqués, tandis que les tiges et les éléments des porte-lampes sont chromés. Alimentées en basse tension, les tiges assurent simultanément une fonction structurelle et conductrice, supprimant tout câblage visible et renforçant la pureté du dessin. Le boîtier séparé complète ce dispositif électrique particulièrement inventif.
Rare sur le marché, Calle témoigne des recherches expérimentales menées en Italie autour de la lumière et de l’intégration de la technique à la forme au début des années 1970
Sergio Moscheni
Architecte et designer italien actif à Milan, Sergio Moscheni développe à partir de la fin des années 1960 une pratique qui associe architecture, mobilier et surtout création de luminaires. Enseignant au Politecnico di Milano et à la tête de son propre bureau, il conçoit la lampe non comme un simple objet décoratif, mais comme une structure spatiale où technique, lumière et construction deviennent indissociables.
Son travail pour Selenova illustre particulièrement cette approche. Conçu vers 1970, le lampadaire Calle se compose de longues tiges métalliques verticales réunies à leur base et portant chacune une source lumineuse. Selon les versions, leur nombre varie, donnant à l’ensemble l’apparence d’un bouquet abstrait ou d’une architecture végétale. Les éléments métalliques assurent à la fois le rôle de structure et de conducteur électrique, réduisant le luminaire à quelques composantes essentielles : la ligne, l’énergie et la lumière.
Dépourvu d’abat-jour traditionnel, Calle inscrit directement les sources lumineuses dans l’espace. La répétition et la finesse de ses tiges lui confèrent une présence sculpturale et graphique, tandis que sa conception modulaire rapproche l’objet d’un système ouvert plutôt que d’une forme figée.
Avec d’autres créations comme Giraffa, Moscheni poursuit cette réflexion sur la mobilité et l’organisation de la lumière. Calle demeure l’une des expressions les plus radicales de son travail et témoigne pleinement de l’esprit expérimental du design italien des années 1970.
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